A la séance de janvier, succès des blancs et de l’Oberlin, le cépage interdit au goût de porto

 

 Ce vin râpeux, mystérieux…

Séance du 20  janvier  2011…

 

Le clou de la soirée fut un vin rouge emballé dans une bouteille bordelaise, très intrigante. Virginie  pensait qu’il venait du Portugal ou d’Espagne, quelque part dans le grand sud…

– …Pas idiot ! a relevé  Pierre.

Honnêtement, personne n’a trouvé.

Alors ?

Eh bien, il s’agissait d’un cépage interdit, un hybride, du nom d’Oberlin, refilé sous le manteau dans le plus grand secret par … on ne dira pas qui… à qui, on ne dira pas non plus.  

Son nez complexe de  pruneau, de liqueur de café et de caramel  nous alléchait terriblement. Las, la bouche, sans aucune sucrosité contrairement à l’évocation du porto, avait une finale fermière pas très nette, mais le côté râpeux,  rustique, carrément décalé a plu aux amateurs de bizarre. « Avec une joue de bœuf ou un un bœuf carottes mijoté, ce vin passerait super bien », a estimé Pierre.

Un autre moment grandiose fut la dégustation de la bouteille de Bertrand, un vin rouge naturel. Au nez intense de violette ; une exxxxxplosion de  fruits. Une bouche gourmande, nature, bonne à dire, « Encore ! ». Un vin du Rhône d’Eric Pfifferling plus facile à boire que ceux de ses confrères.

Rhône Rouge L’Anglore 2009 Véjade Pays de la Vaunage IGP Eric Pfifferling (30126) acheté au verre Volé 75020 Paris (16 €).

Et puis ce joli vin italien de Patrick aux allures un peu sauvage qui rappelait un pinot noir d’Afrique du Sud de la région du Cap élaboré par un vigneron Zoulou et acheté lors d‘une Foire aux vins Monoprix il y a quelques années.

Rouge Caleo Primitivo Salento  2009

Pour revenir au tout commencement,  c’est  Virginie qui a attaqué la séance avec un Riesling, typique, donc à l’aveugle Pierre a noté le côté pétrolé, hydrocarbures bien typé du cépage alsacien. Une bouche marquée par le citron frais, pas trop acide, un toucher « pneumatique » comme dirait Aldous Huxley, une perception d’eau fraîche délicieuse à la fin qui porte loin… il y avait forcément du Jean-Pierre Frick , vigneron biodynamiste derrière tout ça.

Blanc Alsace Riesling 2008  de Pierre Frick

Ensuite, fut servi un blanc un peu moins olé olé, tout serré dans ses espadrilles. Plus acide encore, à la fraicheur citronné, très tendu, et pour tout dire,  un peu replié par le froid, je crois. J’étais déçue c’était mon candidat, acheté après l‘avoir goûté au restaurant Coinstot Vino (75002) – une adresse nichée dans le passage des Panoramas fortement recommandable. Il évoquait à Laurence un Menetou Salon. Bien vu c’était du sauvignon.  Le côté qui m’avait harponné c’est qu’il s’agissait d’un sauvignon bourguignon. De Saint-Bris, une exception sur ces hectares de vignobles plantés en chardonnay.

Blanc Bourgogne (sauvignon) Saint Bris  2009 Moury de Guilhem et Jean Hugues Goisot (11 €)

Ensuite déguster un chardonnay de bourgogne prenait un sens  pédagogique. Philippe avait acheté chez son caviste préféré de Vincennes un Saint Véran 2009 de Roger Luguet. Fruité et paré en bouche d’une amertume plaisante.

Blanc Bourgogne (chardonnay) Saint Véran  2009 de Roger Luguet (14 €)

Et puis encore après, Pierre avait apporté un blanc qui s’est avéré être l’archétype des chardonnay bourguignons. Un Saint Aubin Premier cru d’Hubert Lamy. Citronné, frais,  tendu, délicat dans sa parure pommadée de vanille peinte par les tonneaux de bois  « C’est toujours bien, ce vin vaut les Meursaut ».

Blanc Bourgogne (chardonnay) Saint Aubin Premier cru 2008 En Remilly de Hubert Lamy (15 €) 

Il a juste manqué, les absents du jour… et puis les crevettes grises,  les bigorneaux et les bulots… pour mieux encore plonger dans le sujet de la Bretagne, l’actualité « off » de ce 20 janvier 2011.

Récapitulons :

1. Blanc Alsace Riesling 2008  de Pierre Frick

2. Blanc Bourgogne (sauvignon) Saint Bris  2009 Moury de Guilhem et Jean Hugues Goisot (11 €)

3. Blanc Bourgogne (chardonnay) Saint Véran  2009 de Roger Luguet (14 €)

4. Blanc Bourgogne (chardonnay) Saint Aubin Premier cru 2008 En Remilly de Hubert Lamy (15 €)

5. Rouge Oberlin 200 Rhône Rouge L’Anglore 2009 Véjade Pays de la Vaunage IGP Eric Pfifferling ((30126) acheté au verre Volé 75020 Paris (16 €).

6. Rouge L’Anglore 2009 Véjade Pays de la Vaunage IGP Eric Pfifferling ((30126)

7. Rouge Caleo Primitivo Salento  2009

A la prochaine … le jeudi 24 février pour un tour de piste avec Claire.

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7 commentaires
  1. claudine a dit:

    bravo Marise,
    on te lit et on regrette d’autant plus de ne pas avoir pu y aller !!!Tout ces vins semblaient assez extraordinaires et comme évidemment bus en bonne comagnie, cela a dû être une soirée mémorable ! Juste une question, comment le vin de Patrick a t’il pu être acheté il y a quelques années alors qu’il est de 2009 !!
    amitiés
    Claudine

    • Merci l’amie pour ce commentaire enthousiaste ; un peu de réactivité sur ce blog, un p’tit peu endormi, ça fait du bien !

  2. Je viens de lire la suite de ton message, désolée, mais tu suis, super !!!!!
    Donc je réponds ici : alors… ce vin là faisait penser à un autre, cet autre avait été acheté et gouté il y a longtemps…. c’était ça l’histoire.
    Et tu en as déjà entendu parler toi aussi, car c’était ce fameux vin élaboré par un vigneron zoulou que je recherchais il y a peu, pour l’anniversaire de notre prof de tai chi à qui j’en avais offert une bouteille – il y a des années – et m’en parle encore. Mais je ne l’ai pas retrouvé, il demeure un souvenir de plus en plus mythique. Voilou. Marise

  3. Bebert a dit:

    Quelle coïncidence… Cela fait deux fois en quelques jours que je croise, sur un blog, un compte rendu d’un vin fait à partir d’Oberlin. La précédente, c’était une certaine Émilie qui en parlait. Peut-être sévit-elle aussi chez vous… En tout cas, je serais curieux de goûter à cette rareté.
    D’autre part, et sans préfigurer du vin de chez Goisot que je ne connais pas, je ne saurais trop vous conseiller de goûter au Saint Bris de chez Alice et Olivier De Moor. Leurs vins sont d’un grand raffinement et on est loin des Sauvignons variétaux trop souvent rencontrés. A essayer aussi leurs Chablis… quand il en reste.

  4. Pour la petite histoire, non, il n’y pas d’Emilie blogueuse dans notre groupe ; mais le Saint bris De Moor est bien enregistré ! Merci beaucoup pour ce commentaire expert, Mr Bebert…

  5. je viens de venir voir ce qu’était l’oberlin , une mamy vientr de m’en offrir une bouteille de 2006 de sa vigne dans les deux sevres , juste un mot oberlin sur la minuscule etiquette .
    je lui demande si c’est pas un rouge d’alsace ce cépage , elle ne sait pas , et me dit qu’elle en a .(dans sa vigne)
    avec les crèpes on y a gouté , un grand moment pour les papilles , il me rappelle le raisin du noah ce cepage dont chacun a gardé quelques pieds quand il fut interdit …un fond de pruneau et de quelque chose d’autre que je n’identifie pas , frui rouge très mature , mure ?
    pas un poil de rapeux , ce vin très noir qui accuse un peu depot est extremement curieux , pas bourgogne pour un pet, pas bordeaux pour deux sous …
    si je n’étais pas bien elevée c’est un : »putain que c’est bon » qui aurait cloturé mon commentaire .
    amitié je suis heureuse de connaitre ce site

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